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Évitement : pourquoi vous fuyez certains lieux ou situations
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20 août 2026·4 min de lecture

Évitement : pourquoi vous fuyez certains lieux ou situations

Anne-Françoise PIACENTINI

Anne-Françoise PIACENTINI

Psychopraticien · SAINT MARCELLIN

Un réflexe naturel qui peut devenir un piège

Vous changez de chemin pour ne plus passer devant cet endroit. Vous déclinez des invitations sans vraiment savoir pourquoi. Vous raccrochez vite quand une conversation effleure ce sujet. Ce n'est pas de la faiblesse, c'est un mécanisme de protection.

Après un événement douloureux, notre système nerveux apprend très vite à associer certains lieux, certaines personnes ou certaines situations à une menace. Éviter, c'est alors la façon la plus immédiate de ne pas ressentir à nouveau ce qui a fait mal.

« Je ne suis pas lâche. Mon cerveau cherche juste à me protéger. »

Ce que l'évitement peut prendre comme forme

  • Évitement des lieux : un quartier, un commerce, un trajet en voiture
  • Évitement des personnes : quelqu'un qui ressemble à un proche, un groupe social entier
  • Évitement des situations : les foules, les conflits, les moments de silence
  • Évitement interne : ne pas penser à quelque chose, se distraire en permanence, ne pas laisser les émotions monter

Ce dernier type est souvent le plus discret. On peut passer des années à éviter ses propres pensées sans s'en rendre compte.

Quand le remède devient le problème

Le paradoxe de l'évitement, c'est qu'il fonctionne à court terme : on ne ressent pas la douleur tout de suite. Mais à long terme, il entretient la peur. Chaque fois qu'on évite, on envoie un message à notre système nerveux : « ce danger est réel, il faut continuer à le fuir. » Le cercle se resserre. Les zones évitées s'élargissent. La vie, elle, rétrécit.

Reconnaître l'évitement dans votre quotidien

Il n'est pas toujours facile de repérer ce mécanisme en soi, parce qu'il s'installe progressivement et qu'il se déguise souvent en choix raisonnables. « Je n'ai juste pas envie d'y aller. » « Ce n'est pas ma tasse de thé. » « J'ai mieux à faire. »

Quelques signaux à observer

  1. Vous ressentez une tension physique (gorge serrée, cœur qui s'accélère) à la simple idée de faire quelque chose
  2. Vous annulez ou reportez des engagements de façon répétée
  3. Vous vous sentez soulagé après avoir évité, mais ce soulagement est immédiatement suivi de honte ou de frustration
  4. Votre périmètre de vie s'est réduit depuis un certain événement
  5. Vous avez du mal à expliquer à vos proches pourquoi certaines choses vous sont impossibles

Un exercice pour observer sans juger

Prenez un carnet et, pendant trois jours, notez simplement les moments où vous avez évité quelque chose, sans chercher à changer quoi que ce soit.

  • Quoi ? Ce que vous avez évité (lieu, personne, pensée, émotion)
  • Quand ? Le moment de la journée
  • Dans le corps ? Ce que vous avez ressenti physiquement juste avant

Cet exercice n'est pas un diagnostic. C'est une façon de commencer à voir ce qui se passe, avec curiosité plutôt qu'avec jugement. Certaines personnes trouvent que cette simple observation crée déjà un peu d'espace intérieur.

Quand en parler à un psychopraticien ?

J’accompagne régulièrement des personnes qui viennent me voir non pas pour un « traumatisme » au sens dramatique du terme, mais parce qu'elles sentent que quelque chose les retient, et qu'elles ne savent plus exactement quoi ni depuis quand.

Vous n'avez pas besoin d'une raison extraordinaire pour consulter. Ce qui compte, c'est ce que vous vivez, pas l'intensité objective de ce qui s'est passé.

Ce que j’observe souvent en accompagnement

Dans ma pratique à Saint-Marcellin, je rencontre des personnes qui :

  • ont vécu un événement qu'elles minimisent (« c'est rien comparé à ce que vivent d'autres »)
  • se sentent incomprises de leur entourage qui leur dit « passe à autre chose »
  • ont essayé de gérer seules pendant longtemps et commencent à s'épuiser
  • remarquent que l'évitement gagne du terrain mois après mois

« Je savais que quelque chose n'allait pas, mais je ne savais pas comment en parler. »

Ce qu'un espace de parole peut apporter

Je propose un cadre pour mettre des mots sur ce qui s'est passé, à votre rythme, sans jamais vous forcer à aller là où vous n'êtes pas prêt. Je vous accompagne à explorer ce que l'évitement protège, et à envisager, progressivement, d'autres façons d'être en lien avec ce qui a été douloureux.

Les situations autrefois insurmontables redeviennent accessibles. Je ne promets pas de résultat particulier, je vous propose un chemin, que vous empruntez à votre propre rythme.

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, n'hésitez pas à me contacter pour un premier échange.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Saint Marcellin. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Anne-Françoise PIACENTINI

Anne-Françoise PIACENTINI

Psychopraticien · Saint Marcellin

En savoir plus

Questions fréquentes

L'évitement peut apparaître après de nombreux types d'expériences douloureuses, pas uniquement les traumatismes graves. Si vous vous reconnaissez dans ce mécanisme, en parler à un psychopraticien peut vous aider à y voir plus clair.
Il n'existe pas de méthode universelle. Certaines personnes trouvent utile d'avancer très progressivement, avec un accompagnement professionnel, plutôt que de se forcer brutalement. Un psychopraticien peut vous aider à trouver votre propre rythme.
Parfois oui, mais souvent l'évitement tend à s'élargir si rien n'est mis en place. Si vous sentez que votre espace de vie se réduit, il peut être utile d'en parler à un professionnel sans attendre.

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Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

© Anne-Françoise PIACENTINI

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