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Après un choc émotionnel : pourquoi je ne me sens plus vraiment moi-même
Photo : Pexels
7 septembre 2026·4 min de lecture

Après un choc émotionnel : pourquoi je ne me sens plus vraiment moi-même

Anne-Françoise PIACENTINI

Anne-Françoise PIACENTINI

Psychopraticien · SAINT MARCELLIN

Ce sentiment étrange que vous n'arrivez pas à expliquer

Vous cherchez vos mots pour décrire ce que vous ressentez depuis cet événement. Ce n'est pas vraiment de la tristesse, pas vraiment de l'anxiété. C'est autre chose, quelque chose de plus insaisissable.

Beaucoup de personnes décrivent cela comme une vitre invisible entre elles et le monde. Elles voient les choses se dérouler autour d'elles, elles participent aux conversations, elles font leurs courses, mais tout semble légèrement irréel, comme si elles regardaient leur propre vie depuis l'extérieur.

« Je fais les gestes du quotidien, mais je ne me reconnais plus vraiment. » C'est souvent ainsi que ce vécu est exprimé pendant mes accompagnements.

Ce que vous ressentez peut prendre plusieurs formes :

  • Un sentiment de vide intérieur, comme si quelque chose s'était éteint
  • Une déconnexion de votre corps, vous vous touchez et vous vous sentez loin
  • L'impression d'être en pilotage automatique, sans vraiment habiter vos propres actions
  • Une étrangeté face à votre propre reflet, comme si le miroir vous renvoyait quelqu'un d'autre

Ces expériences ont un nom dans le champ de la psychologie : on parle parfois de dépersonnalisation ou de déréalisation. Ces termes peuvent sembler austères, mais ils décrivent simplement ce que vous vivez, et surtout, ils signifient que vous n'êtes pas seul(e) à traverser cela.

Il est important de le dire clairement : ce vécu n'est pas un signe de folie. C'est souvent une réponse que le psychisme met en place après avoir été fortement ébranlé.

Ce qui se passe en vous après un choc

Après un événement difficile, qu'il s'agisse d'un deuil, d'une rupture brutale, d'une violence, d'un accident ou même d'une nouvelle bouleversante, le système nerveux peut être profondément déstabilisé.

Ce que nous observons souvent, c'est une sorte de mise en veille émotionnelle. Le psychisme, débordé par l'intensité de ce qui s'est passé, semble mettre certaines perceptions entre parenthèses. Cela peut se manifester par une difficulté à ressentir les émotions habituelles, une mémoire fragmentée de l'événement, ou justement ce sentiment d'étrangeté dont nous parlons.

Ce que cela n'est pas

  • Ce n'est pas une faiblesse de caractère
  • Ce n'est pas « dans la tête » au sens où vous l'inventeriez
  • Ce n'est pas permanent dans la majorité des situations

Ce que cela peut indiquer

Ce vécu invite à prêter attention à soi. Il signale que quelque chose demande à être accueilli, traversé, intégré, à votre rythme, avec un soutien adapté.

Un exercice simple pour vous ancrer ici et maintenant :

Quand vous vous sentez particulièrement déconnecté(e), essayez ceci :

  1. Posez les deux pieds à plat sur le sol. Sentez le contact avec le sol, la texture, la température, la solidité.
  2. Prenez une inspiration lente sur 4 secondes, retenez 2 secondes, expirez sur 6 secondes. Répétez 3 fois.
  3. Nommez à voix haute 5 choses que vous voyez autour de vous. Puis 4 que vous entendez. Puis 3 que vous pouvez toucher.
  4. Posez une main sur votre sternum et dites doucement : « Je suis là. »

Cet exercice ne résout pas ce que vous traversez, mais il peut vous aider à retrouver un point d'appui dans le présent, même temporairement. Certaines personnes trouvent qu'il les aide à se sentir un peu plus habitées dans leur corps.

Ce que nous pouvons faire ensemble

Si ce sentiment d'étrangeté dure depuis plusieurs semaines, s'il s'intensifie, ou s'il vous empêche de fonctionner dans votre quotidien, il est recommandé de ne pas rester seul(e) avec cela.

Vous n'avez pas besoin d'attendre que ça aille « vraiment mal » pour chercher un accompagnement. Il n'y a pas de seuil à atteindre. Si vous vous reconnaissez dans ce que vous avez lu, c'est déjà une bonne raison de prendre contact.

Ce que je propose à Saint-Marcellin

En tant que psychopraticienne spécialisée dans la gestion des traumatismes mon approche vise à :

  • Mettre des mots sur ce que vous vivez, sans vous brusquer
  • Vous accompagner à retrouver progressivement un sentiment de continuité avec vous-même
  • Travailler à votre rythme, en respectant ce que votre psychisme est prêt à traverser

Se sentir à nouveau soi-même ne signifie pas effacer ce qui s'est passé. Cela signifie retrouver un fil conducteur entre hier, aujourd'hui, et demain.

Si vous habitez la région de Saint-Marcellin ou ses environs et que vous souhaitez en savoir plus sur mon accompagnement, je vous invite à me contacter pour un premier échange. Ce premier pas, aussi petit soit-il, peut déjà faire une différence.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Saint Marcellin. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Anne-Françoise PIACENTINI

Anne-Françoise PIACENTINI

Psychopraticien · Saint Marcellin

En savoir plus

Questions fréquentes

Oui, ce vécu de déconnexion ou d'étrangeté est fréquent après un choc émotionnel. Il ne signifie pas que quelque chose ne va pas profondément, mais il mérite d'être accompagné par un professionnel si il persiste.
Cela varie selon les personnes et la nature de l'événement. Si ce sentiment dure plusieurs semaines ou s'intensifie, il est conseillé de consulter un professionnel spécialisé en gestion des traumatismes.
Ces deux termes décrivent des expériences proches : une mise à distance de soi ou du réel après un choc. Un psychopraticien peut vous aider à mieux comprendre ce que vous vivez et à trouver un chemin adapté.

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Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

© Anne-Françoise PIACENTINI

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